0848 822 822

Pour ma santé

Recevoir des soins, garder la forme ou encore manger sainement, trouvez la prestation correspondant à votre besoin.
 

Pour ma maison

Pour être bien chez soi, ou entretenir son ménage, nous vous accompagnons au quotidien, chez vous.
 

Pour me déplacer

Gardez votre autonomie grâce à nos services de transports adaptés.
 

Actualités coronavirus

La distance sociale, oui. L’isolement social, non ! par Tristan Gratier

24Heures 

L'invité - Tristan Gratier salue les efforts des organisations sociales sur le terrain.

Tristan Gratier

L’homme est un animal social disait Aristote. On mesure en ces temps de quasi-confinement combien cette maxime est fondée. Vivre isolé, ce n’est plus tout à fait la vie. Les plus de 130'000 seniors vaudois priés, plus que les autres citoyens, de rester chez eux et de n’approcher personne à moins de 2 mètres en font actuellement la difficile expérience. Et même si le Conseil fédéral a amorcé un déconfinement progressif, les recommandations de distanciation sociale vont sans doute subsister de nombreuses semaines pour les personnes vulnérables, voire des mois.

En temps normal dans notre canton, les personnes fragiles, isolées – ce sont en majorité des seniors, mais pas que – ont accès à une offre sociale de qualité. D’abord, elles peuvent toutes compter sur les prestations publiques d’aide et de soins à domicile pour rester vivre dans leur quartier ou village, ce qui favorise la continuité de la vie sociale. Ensuite, de nombreuses associations sont là avec des activités permettant de conserver du sel à la vie, y compris pour les personnes les moins autonomes. Enfin, beaucoup de communes ne ménagent pas leurs efforts pour favoriser l’animation de proximité et les échanges intergénérationnels.

En temps de pandémie, c’est évidemment plus compliqué. Encore moins que les professionnels de la santé, ceux du social n’ont pas été préparés au coronavirus. Les organisations sociales ne disposent par exemple d’aucun matériel de protection pour aller sur le terrain. Sans oublier que leurs nombreux et précieux jeunes retraités bénévoles sont eux-mêmes confinés… Elles doivent donc se réinventer pour continuer à aider autrement, à distance. Ce qui n’a rien d’évident.

A cet égard, la mise en place de la « Centrale des solidarités » depuis le 3 avril sera probablement à marquer d’une pierre blanche. Pour aider les communes à répondre aux besoins de leurs nombreux citoyens confinés, l’Etat a confié à l’AVASAD, l’Association vaudoise d’aide et de soins à domicile et ses 49 CMS dans tout le canton, la tâche d’organiser une réponse sociale téléphonique à leur attention. Mission accomplie en moins de 15 jours ! Des collaborateurs des CMS aident ainsi les communes à dénicher les aides et prestations sociales actuellement disponibles, qu’elles soient publiques ou privées. Un rôle discret, mais essentiel pour la population vulnérable isolée.

C’est dans ces instants que la valeur ajoutée d’un acteur public multirégional combinant aide, soins à domicile et conseil social apparaît aussi comme une évidence. Qui d’autre en réalité que les CMS a une connaissance fine du territoire vaudois et de ses acteurs, sait la réalité des besoins médico-sociaux des personnes vulnérables à domicile et peut agir vite, de manière coordonnée, équitable et cohérente à l’échelle de tout le canton ?  

Pour lutter contre l’isolement social, on se prête déjà à espérer que la belle idée qu’est la centrale des solidarités puisse survivre au coronavirus.

Tristan Gratier, président de l’AVASAD

24Heures - article en ligne